« Dating assistant » ou comment j’ai aidé un homme à trouver une compagne via internet

Publié le 22-11-2013 à 12h26 

Par 
marketing manager

LE PLUS. Les sites de rencontres explosent, des internautes y passent des heures avant de rencontrer parfois la bonne personne. Mais pour ne pas y passer trop de temps, un nouveau métier est apparu : celui de « dating assistant ». Quelqu’un qui drague pour vous sur internet, avant de vous laisser aller au rendez-vous. Ambre Franrenet a testé ce nouveau métier. Témoignage.

Édité par Mélissa Bounoua  Auteur parrainé par Yannick Comenge

(photo d’illustration VALINCO/SIPA)

Internet ne manque pas de m’étonner avec tous ces nouveaux métiers qui pointent leur nez : chargé de référencement, ergonome, motion designer, community manager… J’ai voulu tester un job un peu plus fun, le « dating assistant« . Celui-ci ne vous fait pas de photocopies (et toujours pas de cafés), mieux que ça : il épie les sites de rencontres et passe au crible les multiples demandes de contact reçues dans votre boite mail à votre place ! Intriguée, je suis allée voir de plus près et j’ai postulé.

J’ai découvert NetDatingAssistant en feuilletant un magazine féminin. Cette société prétend recruter des champions de la drague pour des CSP+ qui n’ont ni le temps, ni la motivation de draguer sur des sites de rencontres. En réalité, le concept existe depuis 2009 aux États-Unis et Matthieu et Vincent, les deux fondateurs, ont eu l’idée d’importer ce service dans notre beau pays.

Le « défi séduction »

 

Pour être éligible en qualité de « dating assistant« , Matthieu sélectionne rigoureusement les nombreuses candidatures envoyées chaque jour sur sa boite (CV et lettre de motivation avec le souci des belles plumes). J’ai donc voulu tenter ma chance, une fois cette étape franchie, il m’a proposé un rendez-vous Skype pour m’expliquer en détail les missions du job, la rémunération, les horaires, etc. L’entretien concluant, il m’a ensuite proposé de relever « le défi séduction en 4 jours ».

Ma mission : séduire le maximum de femmes en un temps record en décrochant un maximum de rendez-vous amoureux. Je trouve le job amusant, je ne mesure pas encore réellement ce qu’il implique.

Mathieu m’est sympathique, j’ai du temps, j’adore écrire, j’accepte donc de poursuivre l’aventure. Je reçois alors les photos de mon client avec une fiche synthétisant son entretien avec description et disponibilités personnelles, ainsi que les exigences vers sa cible amoureuse.

C’est parti pour quatre jours de drague, dans la peau d’un homme (puisque 70% des clients sont de sexe masculin). Je m’imprègne de mon personnage, je mémorise ses critères de recherches. Pour n’en citer que quelques-uns, il souhaite rencontrer une femme, entre 25 et 35 ans, mesurant minimum 1,60 m, bien faite, brune aux yeux clairs, active et ambitieuse.

Je crée la boite mail de mon client, son profil sur le site de rencontres en ligne POF.fr, avec les photos envoyées au préalable par mon commanditaire. Je brode un maximum autour de ma fiche de présentation pour la rendre la plus attractive et m’attirer immédiatement les profils compatibles. Je découvre le site, impressionnée par le nombre d’abonnés connectés. Je me familiarise avec les outils disponibles (envoi de roses, recherche de femmes en ligne, messagerie personnelle…).

Dans la peau d’un homme

Je démarre la drague en prenant garde à mes accords : « enchantée » remplacé par « enchanté », j’ai l’identité d’un homme, je ne dois pas l’oublier. J’use donc d’un vocabulaire plus masculin et inhabituel, je m’amuse à écrire au cours d’un échange « no zob in job » – expression que j’ai entendue de la bouche un peu triviale d’un de mes collègues de bureau – , je m’esclaffe en recevant de mon destinataire : « je reconnais bien là l’esprit masculin ». Et moi de penser « je suis trop forte » (enfin « trop fort », je suis un homme après tout).

Flattée derrière mon ordinateur portable, je reçois des demandes de flirt : j’étudie alors les fiches avant de répondre. Dommage, deux d’entres elles sont hors de ma cible puisqu’adressées par des femmes quadragénaires quand mon client souhaite rencontrer des femmes âgées de 25 à 35 ans. Je décline poliment.

Une autre, trentenaire m’envoie « un coucou » (option du site POF), je lui réponds après avoir pris connaissance rapidement de sa fiche : « Enchanté, vous êtes très jolie et très photogénique ! Comment se fait-il qu’une jeune femme aussi jolie soit célibataire ? ». Je m’auto-moque car c’est typiquement la phrase que j’aurai détesté recevoir en tant que femme inscrite sur un site de rencontres.

J’ai tenté le coup. Je reçois un message crypté en langage sms : « Je c pas que rzch tu ». Etant données les exigences de mon client, je suis sûre qu’il n’apprécierait pas cette réponse. Je coupe court à l’échange assez rapidement.

Un bon dragueur

Pour attirer l’attention de mes cibles, je joue d’abord avec leurs statuts, ma technique n’est pas infaillible mais assez recommandable. Je constate que mes rendez-vous potentiels vont étudier ma présentation avant de me répondre. L’une d’entre elles m’écrit par exemple : « Ton profil est plaisant à lire, drôle, décalé par rapport ‘au reste' ».

Visiblement, je ne suis pas un si mauvais dragueur ! Alors qu’en temps normal (en femme à vrai dire), je n’ai jamais été entreprenante.

Je m’enflamme un peu trop vite, je prends la grosse tête, je m’invente une vie autour des informations que j’ai de disponibles sur la fiche de mon client. Je reçois comme un boulet de canon : « Tu me donnes l’impression de ‘prendre toute la place’ comme on dit et moi qui suis timide, je ne suis pas sûre d’avoir assez d’air pour pouvoir respirer à côté de toi ». Mais je reçois un peu plus tard : « J’hésite te concernant… Gros dragueur ou vrai épicurien ? » Une fois de plus, j’accueille son interrogation comme un sacré compliment. Aurai-je le profil de « dating assistant » ?

Je mens pour sauver les rendez-vous de mon client, j’obtiens mon afterdrink dès le premier soir.

Tous les moyens sont bons

Je m’amuse à usurper une identité masculine. Graines de schizophrénie et mythomanie réunies, tous les moyens sont bons pour séduire et décocher un rendez-vous. J’invente une histoire sortie de nulle part et complètement bancale avec une employée fictive pour tenter de capter l’attention d’une jolie manager et décrocher un rendez-vous sur un alibi de conseils professionnels.

Nous échangeons le temps d’une soirée, on se raconte nos vies avant qu’elle ne coupe précipitamment. J’aurai la surprise dès le lendemain, de découvrir son mail : « bonsoir, pour les cours particuliers j’ai des honoraires très élevés mais c’est bientôt noël alors nous pourrons en discuter autour d’un brunch pour cette fois ». Je suis excité(e) comme une puce. Elle mesure 1,55 (mon client souhaitait 1,60 minimum) et elle est en parfaite adéquation avec les exigences demandées : bon job, brune aux yeux bleus, intéressante, ambitieuse…

Un chasseur d’âmes sœur 2.0

Je passe aux nombreux autres échanges, certains de prime abord froids et réservés : « tu as l’air charmant mais nos univers me semblent trop différents, inutile de perdre ton temps ». Que je suis arrivée à réchauffer le lendemain par : « Oui qui sait… Peut être qu’on s’échappera d’ici, notre échange perdurera jusqu’à ce que tu viennes te perdre quelques heures chez moi… ». Chaud bouillant juste avant de couper ma connexion pour aller me coucher. Ah si j’étais un homme, je serais un Don Juan.

Voici donc quelques anecdotes rencontrées au cours de mon « défi ». J’ai choisi de le vivre comme une actrice, avec la toile pour scène de jeu.

Mais je ne suis pas sûre de la suite. Si j’accepte un contrat, tel un agent secret du web commandité par un client, je connaîtrai les détails les plus intimes de femmes qui ne sauront rien en retour de ma personne. Pensant parler à un autre homme, elles échangeront avec une femme en toute confiance puis je reporterai nos échanges vers mon client. Si je suis un bon assistant, je collaborerai peut-être ensuite avec des « wedding planner » sinon je resterai l’entremetteuse d’un soir ou peut-être d’une histoire qui se comptera en mois ?

Tel un fantôme, un confident, un chasseur d’âmes sœur 2.0, ma mission est de séduire puis décrocher un rendez-vous.

Miranda Kerr pour Rag&Bone : enfin une campagne sans Photoshop !

LE PLUS. En général, les photos de mode sont tellement retouchées qu’on a parfois du mal à reconnaître les stars : elles ressemblent plus à des caricatures qu’à des êtres humains. Mais la marque Rag&Bone a décidé de jeter un pavé dans la mare avec sa nouvelle campagne.

 A l’heure où l’usage de Photoshop est devenu incontournable, la dernière campagne de Rag & Bone est presque révolutionnaire : pas d’artifices et pourtant un résultant bluffant ! Le mannequin australien Miranda Kerr est photographié par son mari, Orlando Bloom.

 Rag & Bone montre Miranda au naturel, presque nue (en topless et jean) et tout simplement superbe ! « Juste une jeune fille et un appareil photo« , telle est la promesse de la marque.

Miranda Kerr -

Miranda Kerr – « Do it yourself » campagne rag & bone 

 La marque a en effet choisi de ne pas faire appel aux équipes classique de prod : pas de styliste, pas de maquilleur, pas de coiffeur ni même d’éclairage. Forcément, le budget de la campagne est considérablement réduit, et la marque réalise de sacrées économies. Mais il n’en reste pas moins que Miranda Kerr est resplendissante.

 On se demande alors pourquoi cette obsession de la retouche. Marre de ne pas pouvoir s’identifier aux égéries, désormais même les jeunes ne publient plus de photos sur Facebook avant d’avoir réalisé leurs retouches personnelles.

 Je me rappelle la photo de Madonna en photoshop qui a largement tourné sur le web, tout comme une série de photos de célébrités « avant / après photoshop » pour le plaisir de toutes les femmes. Reviendrait-on à un désir d’authenticité ?

 Je salue au passage le premier magazine « Marie-Claire sans retouche » sorti en 2010, ainsi que la plupart des marques de cosmétiques qui castent désormais des femmes de 35-40 ans pour promouvoir leurs marques en lieu et place des gamines de 17 ans ! Pourvu que ça dure… Même si l’on parle aujourd’hui de rajeunir nos cellules et stopper les marques du temps.

« La famille c’est sacré » : joli nom pour une campagne Eram jugée scandaleuse

LE PLUS. Eram n’en est pas à une provocation près quand on en vient à ses campagnes de pub : on se souvient de ses orgies chic, de la parodie de la marque The Kooples, ou encore du cynisme envers les shootings photo. La marque de chaussures a encore frappé, et, une fois de plus, fait le buzz.



« Comme disent mon papa, ma maman, et la troisième femme de mon papa, la famille, c’est sacré »
, « Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré », « Comme disent ma maman, et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré ». Tels sont les derniers slogans de la célèbre marque Eram.

Pub Eram

Nouvelle campagne de pub d’Eram où j’en profite pour rendre hommage à mon ami photographe Fred Aufrey.

 Avec ces trois couples de “La famille, c’est sacré”, Eram a voulu représenter ce que peuvent être ses clients et la société actuelle. En somme, un tableau du XXIe siècle. Famille recomposée, homoparentale et maman cougar donnent à sourire pour certains, suscitent des compliments pour d’autres ou dérangent carrément les conservateurs.

 Une fois de plus, Eram lance un coup de pub culotté ! Désormais placardée dans toutes les villes et diffusée dans les magazines, la campagne a provoqué des réactions tellement controversées que la marque a lancé un débat et des jeux sur le thème de la famille, visible sur leur page Facebook. J’ai choisi de vous faire partager les opinons que je partage pleinement :

 Kevin : Bravo Eram pour avoir donné un bon coup de balai sur les idées reçues de la société française en espérant que ça fasse réfléchir certains ! Oui en effet nous ne sommes pas tous hétéros et nous n’avons pas tous la chance d’avoir une famille qui reste la même de la naissance au décès ! Pour finir Eram une société d’aujourd’hui dans une société française d’aujourd’hui. Bravo !

 Carole : Bravo à Eram qui par cette campagne audacieuse permet à certains de donner dans le lyrisme et le pathos.

 Thi : Vos campagnes pubs ont le mérite d’être décalées tout en étant dans l’air du temps, et de nous interpeller sur des sujets qui méritent une vraie réflexion. Je ne comprends pas les réactions violentes et étroites à ce sujet. Continuez, et encore bravo !

PS : Je suis une fidèle cliente et le continuerai car en termes de rapport/qualité/prix/choix, vous êtes celle qui me correspond le plus ! 🙂

  Alors que les féministes tirent leur chapeau sur le cliché des deux mamans et du garçon, les conservateurs sur le site Chrétienté Info publie « Eram à côté de ses pompes« . Il relaie les propos du collectif Femmes Aujourd’hui qui dénonce une propagande en faveur de l’homoparentalité. Ailleurs, un prêtre s’indigne et s’exprime : « vouloir imposer cette vision comme une nouvelle norme est particulièrement odieux et contestable, ce que vous promouvez ici ce n’est pas la famille mais une fragilisation et une décomposition de la famille. L’homoparentalité est une violence faite à l’enfant car il s’agit d’un mensonge sur son identité ! ».

 D’un point de vue marketing, ma position est toujours la même : si ça choque, ça buzze et l’objectif est atteint !

 D’un point de vue personnel, je ne vois pas ce qui est choquant dans le fait d’afficher la « vraie vie » de notre siècle : famille divorcée, homoparentale ou recomposée… Au contraire c’est le conservatisme français qui m’insurge. Toujours à la recherche d’identification aux familles plus « traditionnelles » que décalées. A quand le remake de Ma vie est un long fleuve tranquille chaussés en Eram (petite suggestion personnelle à la marque) ?.

 Cette campagne m’apparaît dans l’air du temps et me paraît souligner ce qu’on observe tous les jours. Avec ces trois couples de « La famille, c’est sacré », Eram a photographié notre société sans prendre position ou donner des jugements de valeurs.

 Je ne vois pas ce qui peut paraître déplacé, même « scandaleux » dans une société comme la nôtre où je considère que l’homophobie devrait disparaître du dictionnaire, où la séparation concerne 50% des Français au cours des cinq premières années de mariage… Alors autant dire que je vois les familles recomposées comme une réussite ! Bravo Eram, si les marques participent à changer les mentalités, qu’on se rassure. 

C’est officiel : L’alcool a bien tué Amy Winehouse

LE PLUS. Le décès d’Amy Winehouse, icône pop rock décadente, a marqué toute une génération. Les causes de sa mort sont aujourd’hui plus claires : c’est l’alcool qui l’a tuée. Dernier hommage d’une fan.

Puisqu’on s’amuse à ressortir les cadavres de leurs cercueils pour remplir l’actualité, j’avais envie de publier quelques lignes en ultime hommage personnel à Amy Winehouse.

 Aujourd’hui c’est officiel, trois mois après son décès, le rapport d’autopsie d’Amy Winehouse est rendu public : Amy est décédée à cause de l’ingestion d’une trop grande quantité d’alcool en période de sevrage. Fait confirmé par le médecin légiste, Suzanne Greenaway, contrairement à son confrère, qui avait précédemment conclu dans son rapport d’autopsie à une « mort accidentelle ». Les deux écartent toutefois la consommation de drogue. Qu’on se rassure !

Amy WineHouse - The V Festival, Weston Park, Staffordshire, Britain - 26 Jul 2011 - Duncan Bryceland / Rex /REX/SIPA

Amy WineHouse – The V Festival, Weston Park, Staffordshire, Britain – 26 Jul 2011 – Duncan Bryceland/SIPA

 Il est triste de constater qu’elle est loin d’être un cas isolé, puisque rejoignant « le club des 27 » qui rassemblent ces musiciens talentueux ayant succombé au même âge dans des conditions bouleversantes : Robert Johnson, Janis Joplin, Brian Jones, Jim Morisson, Kurt Cobain ou Jimi Hendrix, tous fauchés par la drogue ou l’alcool.

 D’après le rapport d’enquête, Amy Winehouse avait dans le sang quatre à cinq fois la quantité légale autorisée d’alcool quand elle est décédée le 23 juillet. Trois bouteilles de vodka, deux grandes et une petite, ont été retrouvées dans sa chambre. Jolie descente, Amy !

 Si au moins ça pouvait contribuer à alerter les jeunes « alcoolorexiques » comme les nomme mon homologue Pierre-Vessière, des dangers de la drogue, je participerais volontiers aux bavardages web pour les sensibiliser. Mais je pense au contraire que l’effet est inverse. Élevés au statut d’icônes planétaires, ces stars n’ont pas franchi le cap des 30 ans mais font rêver leurs fans, à la recherche de défonce, flirtant avec leurs limites, avec un réflexe de « toujours plus ».

 Avec 13 millions d’albums vendus dans le monde, Amy Winehouse restera dans le cœur de ses fans et du mien. Ce qui me révolte c’est qu’elle est morte par accident.

 La chanteuse voulait vivre, et l’avait exprimé la veille de sa mort. Son médecin affirme : « Elle était opposée à toute forme de thérapie… Elle était l’une des plus intelligentes jeunes femmes que j’ai rencontrées. Elle voulait faire les choses à sa manière, y compris en ce qui concerne la thérapie. Elle avait un avis très arrêté là-dessus ». Il ajoute qu’elle lui a confié n’avoir pas encore fait tout ce qu’elle devait faire ici-bas et qu’elle ne voulait pas mourir. Elle avait même prévu d’organiser une fête pour son anniversaire, le 14 septembre 2011.

 Bref, son nom lui collait à la peau, Winehouse ou “maison du vin” en français. Sa grande gueule en or chantait des refrains d’épisodes tout droit sortis de soaps anglo-anglais et de films tragiques. Totalement hors norme, cette chanteuse soul était provocatrice, choisissant des titres aussi dingues que “Rehab” ou encore “You Know I’m Not Good”.

 Son corps pâle et tatoué à l’allure anorexique, son trait d’eyeliner rock, son look corbeau aux idées noires sont entrés dans nos mémoires collectives, avec seulement quelques albums, vendus comme des petits pains. Moi je dis : Respect Amy, tu nous manqueras!

 Cheeeeeeeeeeeeeeeeeeers !

Publicité Dolce & Gabbana : plagiat risqué ou hommage sincère ?

LE PLUS. Un homme assis, avec pour tout vêtement des lunettes, photographié en noir et blanc ? Non, il ne s’agit pas d’Yves Saint Laurent immortalisé par Jeanloup Sieff, mais du mannequin David Gandy pour Dolce & Gabbana. Ou comment se réapproprier une icône, même quand elle a fait la gloire d’une marque concurrente.

 Avez-vous vu la dernière campagne Dolce & Gabbana Eyewear ? Tout le monde en parle dans le milieu des « modeux ».

 Placardée dans la rue et dans tous les magazines, la publicité est portée par David Gandy, égérie de la maison, qui pose nu comme un ver devant l’objectif de Mariano Vivanco avec comme un air de déjà-vu.
 D&G Eyewear

Sa posture, son regard fixé sur l’objectif, le halo de lumière derrière lui… On s’imagine être face à une grille de jeux à la « chercher les 10 erreurs dans la photo de droite et de gauche ». Impossible de ne pas faire le rapprochement direct avec la célèbre photo d’Yves Saint Laurent par Jeanloup Sieff, à l’occasion de la sortie de son premier parfum pour homme en 1971. A l’époque, cette photo a bouleversé les mondes de la publicité et de la mode. Au-delà de la nudité affichée, c’était la première fois qu’un créateur posait pour sa marque !
 YSL par jean-loup Sieff

 Quarante ans après, c’est au tour de David Gandy, égérie de la marque Dolce & Gabbana, d’adopter la même pose avec simplement des lunettes pour l’habiller. Je trouve le pari d’imiter le célèbre portrait du couturier, assimilé aujourd’hui au statut d’icône, particulièrement osé. Je dois reconnaître que j’adore !

Forcément, la question qui revient dans toutes les bouches est : plagiat risqué ou véritable hommage ?

 Personnellement, je dirais que la mode est un éternel recommencement alors 40 ans après, pourquoi ne pas s’inspirer d’une campagne qui est resté gravée dans toutes les têtes, des fashionistas au grand public. Dolce & Gabbana m’inspire la provocation, le style « sexy à l’italienne » poussé à la limite du vulgaire et ça m’amuse ! Je dirais que bien ou pas, l’objectif est atteint puisque la campagne fait un buzz d’enfer, alors plagiat ou hommage, l’important c’est qu’on en parle.

 Je ne vois pas d’attaque de Dolce & Gabbana vis-à-vis de YSL, mais au contraire, une façon de rendre intemporelle la photo de Jeanloup Sieff et une manière judicieuse d’adopter une stratégie de marque gagnante, celle de rappeler une icône du XXe siècle comme l’a fait Lancel avec son sac BB ou Dior avec Marilyn avec son parfum J’adore.

 Affaire à suivre au regard des réactions de la maison YSL.

Maroquinerie de luxe : pari gagné pour Mary Kate et Ashley Olsen

LE PLUS. On se souvient des jumelles Olsen dans le feuilleton « La fête à la maison » : elle y jouaient en alternance le rôle de la petite Michelle. Depuis cette époque, elles se sont adroitement recyclées, et font un carton dans le business de la mode. Leur dernière folie ? Un sac haut de gamme pour la marque The Row.

 Les stars qui créent leur ligne de vêtements, de sacs ou chaussures, sont nombreuses. Kate Moss, Victoria Beckham, Sofia Coppola pour Louis Vuitton, Madonna et Lourdes, main dans la main, Twenty8Twelve by s.miller avec l’actrice-mannequin Sienna Miller et sa sœur Savannah… Les exemples ne manquent pas mais je dois dire que Mary-Kate et Ashley, les jumelles Olsen, se distinguent vraiment du lot !

Olsen Montaigne Market
Mary-Kate et Ashley Olsen, 11/10/2011 – Paris
(MCMULLAN/SIPA)

 Rappelez-vous, en 1999 déjà, Mary-Kate et Ashley lançaient leur première ligne de vêtements, baptisée Mary-kateandashley. Depuis, elles ont laissé les vêtements à bas prix pour petites filles et adolescentes, et se sont positionnées sur le luxe et la haute couture, dès 2007, avec The Row et Elizabeth & James.

 Alors qu’un grand nombre médisait sur une reconversion prétendument ratée des ado-stars dans le monde de la haute couture, le résultat est plutôt remarquable puisque les jumelles ont séché le public et moi la première, en faisant de leurs deux nouvelles marques des leaders dans le monde de la mode.

 Graines de créatrices, Mary-Kate et Ashley se sont lancées dans cette aventure à seulement treize ans, prenant soin de garder un droit de regard sur l toutes les décisions en matière de création et de choix artistique au sein de leur marque. Aujourd’hui, elles reviennent sur le devant de la scène et nous montrent qu’elles voient toujours plus haut. Le succès les accompagne et leur stratégie marketing est grande !

 En effet, Mary-Kate et Ashley viennent de lancer un nouveau sac, inscrit dans leur nouvelle ligne d’accessoires pour The Row, et dévoilé pendant la Fashion Week de Paris : Ashley l’a trimbalé à son épaule de New York à Paris. En spécialiste du Product Placement, je peux vous dire que la jeune femme de 25 ans a plus d’un tour dans son sac !

 

sac The Row

Sac en cuir – The Row ©

 Et puisque la semaine de la mode est l’occasion rêvée pour se faire remarquer et créer du buzz, jeudi soir les jumelles ont été reçues au Montaigne Market pour dévoiler leur nouvelle gamme de sacs. Cette collection en cuir et python a été présentée à une cinquantaine de personnes VIP (pour ne pas citer Laëtitia Hallyday et Alexandra Golovanoff…). Comment ça je n’ai pas été invitée ?

 Personnellement, je trouve la forme classique mais c’est probablement le secret qui le fera durer dans le temps et prétendre être comparé à l’intemporel Birkin.

 Ashley a récemment déclaré au magazine WWD que leur nouveau sac était « le premier article de la collection à se vendre très rapidement (…) et que les marques de luxe sont souvent celles qui perdurent pendant les crises économiques », en prenant pour exemple Hermès, seule marque à poursuivre sa croissance pendant la dernière crise aux US.

En effet, les jumelles Olsen n’ont pas lésiné sur le prix alors que la CRISE est le maître mot sur toutes les bouches. A choisir, je resterai sur le Birkin qui reste une valeur sûre en matière d’investissement.

 Le pari était osé mais gagné, puisque les jumelles stars ont du mal à répondre à demande ! Je conseille aux personal shopper de se ruer dessus pour le proposer à prix d’or.

 Au final, je me demande ce que ces jumelles, OK sexy, glamour, mannequins, habillées à l’identique (pff la liste est longue) et qui ont bercé notre enfance ont de plus que les autres ? De véritables créatrices ? Un fantasme de duo-fashionitas auxquelles nos mères, les trentenaires et les teenagers veulent toutes ressembler ? Des génies marketing qui ont su répondre aux demandes des ados avant de tenter prétendre au Luxe ? Un mélange gagnant de tout ça à la fois. Et ça leur va bien.

 Bien loin de l’époque bébé-stars dans « La fête à la maison », je tire ma révérence à Mary Kate et Ashley Olsen, qui ont réussi à s’imposer comme les figures de mode du moment.

Demi Moor : Le camping de la dernière chance?

LE PLUS. Les rumeurs, les réseaux sociaux et la presse people se déchaînent autour du probable divorce de Demi Moore et d’Ashton Kutcher. Une balade en pleine nature suffira-t-elle à sauver le couple star ?

 Après les tribulations du couple Angie/Brady, c’est autour de Demi Moore et Ashton Kutcher, en couple depuis 2003, que le buzz fait rage sur tous les réseaux sociaux, suite à l’infidélité d’Ashton avec Sara Leal, la veille de son sixième anniversaire de mariage avec Demi. Le couple résistera t-il ? Difficile à dire.

moore

Divorcera, divorcera pas ?

 En effet, alors que tout le monde considérait comme inévitable le divorce du couple le plus médiatisé sur le web, un campeur a surpris les ex-tourtereaux en train de camper en amoureux, près de Santa Barbara.

 Demi a découvert le témoin et a essayé de le convaincre de ne pas publier les images, mais rien de plus tentant à mon sens que d’informer la terre entière avec un scoop que tout le monde attend. Et puisque les histoires de cul font tourner le monde, on imagine que celui de Demi et Ashton réunis, c’est le jackpot !

 Avant d’être photographiés près du feu, le couple aurait assisté à un service de la Kabbale où ils seraient apparus très proches, chacun leur alliance au doigt, alors qu’un proche du couple affirmait quelques jours auparavant que la rupture était la seule issue envisagée par Demi. Joli coup de théâtre !

 Oui mais voila, alors que Demi a toujours pris plaisir à afficher leur idylle au grand jour, cette fois elle connaît le revers des réseaux sociaux où chacun de ses faits et gestes sont commentés et twittés sur la toile. Depuis quelques jours on suit les commentaires d’un proche, l’appel de Demi à son avocat, les photos d’Ashton publiées lors de la soirée et maintenant, la déception de Demi, mariée pour la troisième fois.

 Le piège des réseaux sociaux

 Je m’insurge devant les risques de ces sites de réseaux sociaux et blogs en tout genre mais je veux poser un œil critique sur le cas de Demi.

 Nous connaissons tous le succès des réseaux sociaux. Toutefois, internet est une véritable menace à la vie privée des personnes, et les célébrités sont en première ligne ! Demi Moore, en affichant son bonheur au grand jour, a elle-même sacrifié son couple et sa vie privée, au point d’en faire une affaire mondiale et de devoir justifier ses émotions en tweetant sa colère ces derniers jours.

 A mon avis, Demi est tombée droit dans le piège de ces réseaux. Elle a d’abord révélé son intimité au grand public sans prévoir que cela pourrait ruiner sa réputation, et l’afficher comme la star cocufiée, alors qu’elle avait auparavant une image de cougar vénérée. Je trouve ça étrange alors qu’elle a déjà subi une ultra-médiatisation avec Bruce Willis.

 Je souligne qu’aucune loi n’interdit de divulguer sa vie privée, il était donc clair que les photos publiées d’Ashton avec Sara feraient rapidement le tour de la websphere et réveilleraient les fans, sans limites dans l’espace ni le temps.

 Plus grave : cette divulgation volontaire a ouvert la porte à bon nombre de personnes malintentionnés, envieuses de ruiner le couple et d’inciter Demi au divorce. Les proches, par souci de protection (ou pas) ont largement communiquer sur la blogosphère en attisant les flammes.

 Personnellement, je dirai qu’en choisissant sciemment de communiquer des photos et des infos sur son couple, Demi a nourri un canal qui a fini par porter atteinte à sa vie privée et au droit à l’image de son couple. Quel plus bel exemple que ses suiveurs malintentionnés qui n’ont pas perdu une minute pour publier des photos de Sara ? Moi je dis qu’il n’y a pas pire atteinte au droit à l’image puisque ni Sara ni Ashton n’ont donné leur accord pour une publication online.

 Lorsqu’on est une star comme Demi Moore, difficile de croire qu’elle n’ait pas son agent ou même son avocat pour la sensibiliser à la protection de sa vie privée. Je veux bien entendre que les réseaux sociaux soient récents, mais nous savons tous quels dangers nous encourons, encore plus lorsqu’on porte le nom de Demi Moore… Je m’interroge donc sur la stratégie de la star. Cherche-t-elle a faire toujours parler d’elle au détriment de sa vie de couple et son image ? Qui dit qu’en bien ou en mal, « l’important c’est de faire parler de soi ? » A 49 ans, Demi Moore ne veut pas qu’on l’oublie.